Exemple D'ou l'importance d' un organisme éthique et scientifique indépendant
Entre 2003 et 2008, Suzy Renckens a dirigé l’unité OGM(groupe de 21 experts chargés de réfléchir aux risques sanitaires des
organismes génétiquement modifiés) de l’Autorité européenne de sécurité
alimentaire (AESA). L’Union européenne appliquant un certain principe
de précaution a chargé cet organisme officiel de rendre un avis pour
autoriser ou non la culture ou l’importation de plantes transgéniques
sur le sol européen. Or, deux mois après son départ de cet organisme,
en Mai 2008, Suzy Renckens est devenue Responsable des affaires
réglementaires de biotechnologie pour la société suisse Syngenta, l’un
des leaders mondiaux de fabricants d’OGM. Sa mission se résume ainsi
aujourd’hui à exercer un lobbying auprès des instances européennes. Un
tel conflit d’intérêts ne pouvait passer inaperçu, et fut relevé par
quatre ONG : TestBiotech, Corporate Europe Observatory, Lobbycontrol et
Les amis de la Terre
Alors que Bruxelles vient d'autoriser la culture d'une pomme de terre OGM, l'Amflora, produite par Basf- décision aussitôt rejetée par l'Autriche -, des questions se posent
sur l'indépendance des scientifiques qui conseillent les institutions
bruxelloises en la matière, et notamment ceux de l'Agence européenne de
sécurité des aliments (Efsa). Dans un dossier très fouillé, Le Parisien
de ce vendredi relève que depuis sa création en 2002, l'Efsa "a rendu
plus de quarante avis sur les OGM : tous positifs".
il est pratiquement impossible de mener des
recherches indépendantes, car les fabricants comme Monsanto - la firme
détient 80% des brevets OGM sans le monde - interdisent aux
agriculteurs de vendre leurs semences pour la recherche". On se demande
bien pourquoi !
une interview de Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à
l'écologie, qui ne se gêne pas pour affirmer : "nous ne reconnaissons
pas les expertises" de l'Efsa.